L’archive correspond à une volonté de collecter, conserver et transmettre ces images “ordinaires” qui sont une mémoire d’une région et de ses habitants. J’ai commencé à me rendre chez les gens en 1989. Des dizaines, des centaines. En France. Pour échanger autour d’un café, et prendre des notes, des esquisses photographiques en noir et blanc. Mon atelier c’est le lieu de vie des gens que je rencontre.

The archive corresponds to a desire to collect, store and transmit these « ordinary » pictures that are a memory of a region and its people.

I started going to people’s home in 1989, dozens, hundreds… In France. To exchange over coffee, and take notes, photographics sketches in black and white. My workshop take place in the territoirie of people I meet.

El archivo representa el deseo de recoger, almacenar y transmitir estas imágenes « ordinarias » que son un recuerdo de una región y sus habitantes Empecé ir a las casas de la gente en 1989. A decenas, centenas de casas… En Francia. Para hablar alrededor de un café, y tomar notas, esbozos fotográficos en blanco y negro. Mi taller es el lugar de vida de la gente que encuentro.

Mémoires d'H.L.M.

Le regard des autres, comme un miroir différent où se mêlent moments et sentiments. Drôles ou tristes, frêles ou forts, il y a des gens qui ont le visage si familier qu’on entre chez eux sans frapper. Des couloirs où patientent les épouses prises au piège des enfants, mais sages, se consolent avec leur refrain. Et voilà, formidable vieillard superbe de chagrin, la solitude des vieux amants ou l’autre est parti ;  et l’on se demande encore qui attend l’autre.

Caryl Ferey

Les photographies de Nelly nous montrent une culture en quelque sorte inachevée, ou mutilée : la reine télé, mais pratiquement pas de livres, l’art bibelot, mais si peu individualisé que deux horloges murales se révèlent identiques, au cadran près. Elles nous montrent que les auteurs sont plus souvent Maxwell (le café), Kanterbräu et Mixa bébé que Malraux, Beethoven ou Monet.


La force qui anime l’artiste, la volonté qu’on sent pesée, réfléchie, de rompre l’anonymat de la grande ville, avec la photographie. Son travail est, au plus noble du sens du mot, un travail engagé.Son engagement, elle le doit à son amour de la vie, à son sens de la relation également.

Alain Croix

Ces tirages argentiques ont été exposés sur des panneaux installés dans le quartier. Le livre est l’histoire de rencontres avec les habitant-e-s du quartier de Maurepas à Rennes.

Images en noir et blanc, glanées sur plusieurs années consacrées à photographier des gens,  beaucoup de femmes, souvent rennaises, chez elle. « Chaque photographie tient avant tout dans le plaisir de la rencontre.

Je porte un grand intérêt à ce qu’il y a sur les murs, aux bibelots ; ils racontent toute une histoire. »

Bernard Jay

Miroirs du cœur, miroir de l’âme, le regard que Nelly Kerfanto porte sur les êtres se pare toujours de la chaleur d’une affection. Elle les photographie avec intelligence, sensibilité, pudeur. Au travers d’un miroir, pour garder ses distances et dévoiler dans le même temps l’envers du décor, les coulisses de la scène.

Gwénaëlle De Carné

Les gens acceptent de recevoir Nelly chez eux. Plus encore, ils lui donnent des adresses en lui indiquant qu’elle aimera y aller. Elle entre, invitée. S’assoit au bord de la table. S’enivre de paroles, de sensations relationnelles. Elle attend. Quoi ? Le moment magique. Celui qu’elle enregistrera sur la pellicule : le plus profond de sa rencontre avec son sujet, sur fonds d’osmose contextuelle.

Jean-Pierre Charton

D’autres publications
avec mes images

Où l’on découvre avec nostalgie, peut-être idéalisée, que ceux qui partent emportent dans leur sillage, plus qu’eux même, nous laissant livrés à nous mêmes, dans une forme de paradis perdu, ici bas.

Cette vidéo est composée d’extraits de films super 8 que mon papa Michel Kerfanto a réalisé en bretagne pendant mon enfance. Ce sont les seuls souvenirs de mon frère Pierre. Montage Christine Gautier.